Vous êtes ici : Expression politique - débats > La section débat du pouvoir d’achat
Action locale du P.S.
:: Calendrier des réunions
:: L’organisation de la section et du Parti Socialiste
:: La vie de la section
  Echéances électorales 2010
Entre vous et nous - contacts
:: Echanges à propos du site
:: Liens utiles
:: La Communauté Urbaine de Bordeaux
:: Nous contacter
Expression politique - débats
:: Forum
:: La Section de Gradignan s’exprime
:: Le Parti Socialiste propose
Gradignan par thèmes
:: Bus, tramway... les transports
:: Démocratie locale et citoyenneté
:: Enfance et jeunesse
:: Environnement et développement durable.
:: Finances locales, budget, impôts
:: Logement, urbanisme et aménagement
:: Vie associative, sports et culture
:: Vie quotidienne : proximité, action sociale, emploi
:: Vitalité économique, entreprises, universités
La vie de la commune
:: Actualité locale
:: Conseil Municipal
:: Echos des quartiers
:: Faits et gestes de la majorité de droite
Nos élus - leur action
:: Conseillers municipaux
:: Gradignan ma Ville (Journal des élus)
:: Leur action dans la commune
:: Notre conseillère générale
Scrutins précédents à Gradignan
:: Elections cantonales
:: Elections européennes
:: Elections législatives
:: Elections municipales
:: Campagne des municipales et cantonales de mars 2008
:: Elections présidentielles
:: Elections régionales





Nos compte-rendus des conseils municipaux
Quartiers : compte-rendus des visites
Sommaire détaillé de Gradignan ma Ville

Dans la même rubrique

La section débat du pouvoir d’achat

Soirée du 12 septembre 2006
mis en ligne le : samedi 23 septembre 2006.

Le Parti Socialiste a inscrit l’amélioration du pouvoir d’achat des Français au cœur de ses priorités dans son projet pour les prochaines échéances électorales. L’actualité de cette rentrée montre qu’il s’agit d’une question essentielle pour nombre d’entre nous.

La soirée commence par un rapide exposé de Dorian, économiste de formation, qui fournit un éclairage général sur les atouts et les faiblesses de l’indice INSEE. Cet indice est établi à partir de très nombreux relevés réguliers des prix, mais ces relevés ne concernent que les produits de marques, et excluent les remises et soldes. Une critique majeure est que certains types de dépenses (loyers, électricité, gaz...) pèsent peu sur l’indice (6 % pour les loyers), alors que beaucoup de ménages consacrent une part beaucoup plus grande de leurs dépenses à ce poste.

Une autre limite de l’indice est qu’il s’agit d’une moyenne, qui correspond à un « Français moyen » fictif : les ménages à faibles ressources consacrent une plus grande partie de leurs revenus au loyer, à l’alimentation et à l’essence que les ménages aisés. Ils sont plus durement touchés par des augmentations de ces postes, ce que l’indice ne traduit pas.

Dorian commente ensuite la proposition du PS de viser un SMIC mensuel brut à 1 500 euros. Loin d’être démagogique, comme certains pourraient le croire, cet objectif correspond à une hausse régulière et raisonnable de l’ordre de 4 % par an. Le problème, dans la population française est avant tout la faible progression du salaire moyen : au fil des années, de nombreuses catégories de salariés, précaires ou à temps plein, ont été « rattrapées » par le SMIC. C’est une des conséquences pernicieuses des nombreuses mesures d’allégement des charges sur les bas salaires, qu’ont multipliées les gouvernements successifs (la dernière mesure en ce sens, annoncée par D. de Villepin prendra effet à l’été 2007, après les présidentielles !). On parle de « trappes à bas salaires » pour qualifier le fait que de nombreux salariés y sont piégés, du fait d’une politique salariale qui multiplie les salariés pauvres et ne se préoccupe pas d’un rééquilibrage d’ensemble de l’échelle des salaires.

Le débat qui suit est riche et nous ne citerons que quelques-unes des questions et des réflexions des militants.

Le PS souhaite mettre en place une conférence annuelle sur les salaires, est-ce suffisant ? Lors de cette conférence, avec l’ensemble des acteurs du monde économique et social, le gouvernement dispose de plusieurs moyens d’action :

- d’abord par l’exemple qu’il donne : dans le secteur public, les hausses très limitées des bas salaires ont, là aussi, créé des pièges à bas salaire. Dans certains secteurs, comme ceux de la santé ou de l’hôtellerie, les conventions collectives permettent même d’embaucher au-dessous du SMIC !

-  ensuite par la pression qu’il peut mettre sur les partenaires : il est prévu de conditionner les allégements de charge au développement d’emplois stables. Actuellement, la grande distribution engrange chaque année 10 milliards d’euros d’allégements de charges, grâce au statut précaire des personnels concernés !

-  en favorisant les négociations entre les syndicats de salariés et les décideurs économiques. Si l’adhésion rendue obligatoire à un syndicat n’est pas un gage d’efficacité (les syndicats n’ont du poids que si les salariés sont prêts à s’engager pour défendre leurs droits), le PS souhaite renforcer la vitalité des syndicats.

La politique salariale n’est qu’une des facettes d’une politique sociale plus large, destinée à combler le fossé entre les Français les plus aisés et les autres : le projet du PS dans les domaines du logement social et des services publics contribuera aussi à réduire les inégalités. Le financement de ces mesures, principalement destinées aux plus défavorisés, doit reposer sur la juste contribution de tous. La distribution de cadeaux à une minorité de privilégiés doit cesser. Les propositions du PS pour une refonte progressive de la politique fiscale et sa plus grande justice vont en ce sens.

En 2002, de nombreuses personnes ont reproché au PS de s’être trop éloigné des classes populaires. Le cœur de son projet pour 2007 est consacré au pouvoir d’achat, au logement, à la vie quotidienne. Soyons sûrs que ces questions seront d’actualité dans les prochains mois.