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Il l’a prise pour exemple d’une réussite professionnelle par le chemin de l’apprentissage, montrant qu’il est possible pour les jeunes de réussir brillamment en dehors des voies de l’enseignement général (Sud-Ouest, édition Rive Gauche Sud du 3 mars).
Sur la photographie illustrant l’article, M. Labardin apparaît visiblement très satisfait de montrer sa convergence de vues avec un ministre en déplacement.
Dans l’édition « Bordeaux » du même jour Gilles de Robien soutient la voie de l’apprentissage junior, dès 14 ans (« un très bon produit »), pourtant décrié dans de nombreux milieux, y compris chez les chefs d’entreprise qui jugent que les jeunes ont d’abord besoin d’acquérir des savoirs et des compétences générales avant d’apprendre un métier, fut-ce dans le bâtiment, la mécanique ou l’hôtellerie.
Il prend aussi la défense du CPE, un « vrai contrat », qui « crée des droits qui n’existaient pas ». G. De Robien, qui est aussi ministre des Universités, dénonce le mouvement contre-productif des étudiants, puisqu’ils vont « perdre des journées de formation ».
Les jeunes et leurs familles apprécieront cet empressement de M. Labardin à s’afficher auprès d’un aussi fervent défenseur du CPE.
Denys Breysse