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L’ordre du jour de ce premier Conseil de l’année est des plus légers.
Une fois n’est pas coutume, M. Labardin propose d’inscrire à l’ordre du jour une délibération supplémentaire (qui portera le n° 00) afin d’accorder une subvention à la Croix-Rouge, marquant le soutien de la commune aux sinistrés d’Haïti.
Anne Banvillet (app. PS) soulève la question du « local », le Maire refusant habituellement que nous abordions en Conseil toute question qui ne soit pas d’intérêt strictement local. M. Labardin répond qu’il y a eu deux précédents : pour le tsunami et pour les communes du littoral aquitain touchées par la marée noire de l’Erika. Bien entendu, nous votons unanimement une subvention à la Croix-Rouge.
La première délibération est purement administrative et résulte de décrets modifiant le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT). Sa rédaction apparaît cependant bizarre, car elle laisse entendre que nous aurions, en Conseil Municipal à Gradignan, le pouvoir de modifier le CGCT ! Jean-Paul Jourdan (PS) avoue sa perplexité et interroge M. Labardin sur le sens du texte. Instant de flottement du Maire qui se retourne vers le secrétaire général et convient qu’il faudra vérifier les termes de la délibération. Ne souhaitant pas ergoter et faisant confiance aux services, les élus d’opposition approuvent la délibération en dépit de sa rédaction surprenante.
M. Labardin a repoussé le débat d’orientation budgétaire (qui aurait pu se tenir en novembre) et le vote du budget (qui ne se fera qu’en mars, alors que la plupart des communes y ont déjà procédé). Il faut cependant engager un certain nombre de dépenses, ce qui explique les deux délibérations suivantes. La première doit permettre des dépenses d’investissement (voirie, éclairage, aménagements divers…) et affiche un emprunt de 275 000 euros. En l’absence de toute visibilité sur le budget 2010 et de toute discussion sur les priorités pour 2010, Jean-Paul Jourdan annonce que l’opposition s’abstiendra. Par contre, la deuxième délibération ne porte que sur des avances faites à certaines associations, pour leur permettre de faire face aux premières dépenses de l’année. Nous la votons, bien entendu, à l’unanimité.
Nous abordons alors l’attribution des marchés pour les travaux de réhabilitation de la salle de tennis de Loustalot. L’ouverture des offres a réservé une bonne surprise, même si un lot n’a pu être attribué : le coût des travaux devrait être un peu plus faible qu’estimé au départ, et ne pas atteindre le million d’euros. Denys Breysse (PS) demande au Maire s’il a des informations sur les demandes de subventions en cours, mais il n’y a rien de neuf. Nous craignons que l’ardoise soit plus salée pour la commune que les 201 000 euros affichés il y a un mois. Sa deuxième question porte sur l’attention que portera la commune, sur ce chantier, à des critères de qualité tels que la récupération des déchets, des eaux usées et la gestion de l’énergie. Même s’il ne s’agit pas d’un bâtiment « HQE® », rien n’empêche de privilégier des offres des entreprises vigilantes face à ces questions, d’autant plus que la commune veut se doter d’un Agenda 21. M. Labardin répond à côté (« une fois le bâtiment construit, on récupérera les eaux pluviales pour l’arrosage des courts »), mais M. Floret vient à son secours. S’il cite les critères techniques relatifs à la sécurité et aux respect des normes entrant dans la note d’évaluation technique, il confirme que nous n’allons pas plus loin pour le moment. L’Agenda 21 offrira, on l’espère, l’occasion d’être plus ambitieux en la matière.
Il n’aura fallu que quarante minutes pour achever ce Conseil. Personne n’avait envie de s’éterniser.
Denys Breysse, Conseiller Municipal